LA CATHÉDRALE

église mère du diocèse

La grâce d’une cathédrale, c’est aussi de manifester à chacun quelle est sa place et sa mission dans la grande famille ou la grande maison de l’Église. C’est là que chacun recevra « l’équipement » dont il a besoin pour accomplir la tâche qui lui revient et pour que « se construise le Corps du Christ » (Eph 4, 12).

La cathédrale est l’église principale du diocèse de Lyon. C’est là que se trouve le siège de l’évêque, lieu symbolique duquel il enseigne et accompagne les fidèles chrétiens dans leur vie de foi. Voilà pourquoi on parle d’église mère.

Le titre de Primatiale lui a été conféré au XIème siècle en raison de son histoire ancienne liée au martyre de Saint Pothin, de Sainte Blandine et de leurs compagnons en 177, faisant d’elle la plus ancienne église de France. La cathédrale a été le théâtre de deux conciles au XIIIème siècle, du couronnement du pape Jean XXII en 1316, du mariage d’Henri IV et de Marie de Médicis en 1600, et de bien d’autres événements religieux et civils d’envergure. Son maître autel a été consacré par le pape Innocent IV et le pape Saint Jean-Paul II y est venu en visite le 5 octobre 1986.

La magnificence du lieu ne doit pas nous faire oublier que cette maison de Dieu est, à l’image de son cœur, ouverte à l’immense diversité de ses enfants. La cathédrale accueille petits et grands, croyants ou non, dans les grands événements comme dans les démarches plus discrètes, mais non moins importantes, de la vie quotidienne.

Découvrir un patrimoine millénaire

en plein cœur de Lyon

Connue comme la primatiale des Gaules, la cathédrale saint Jean-Baptiste de Lyon a été construite entre 1180 et 1480. Elle se caractérise par une diversité de styles architecturaux et artistiques. Autant d’années, autant d’expressions de foi des bâtisseurs et autant de merveilles à découvrir !

Entrer dans la cathédrale de Lyon c’est faire preuve de curiosité, c’est dépasser sa première impression pour la laisser dévoiler son histoire et sa beauté.
Venir à la cathédrale, c’est ouvrir grand les yeux pour admirer l’édifice. C’est aussi, si l’on souhaite, l’occasion de s’offrir un temps en silence.

Le portail

Des images de pierre qui nous invitent à entrer
Ces images ont été réalisées entre 1308 et 1332 sur ordre de Pierre de Savoie alors que la construction de la cathédrale s’achevait. Le début du XIVème siècle lyonnais est une période troublée : peste et guerres s’enchaînent. Les Lyonnais pensent à la mort et au jugement dernier, au temps qui passe, à la vie sur terre… Ce portail sculpté parle des préoccupations temporelles et permet, non sans humour, de les mettre en regard avec l’éternité du divin. Les médaillons forment comme une « bande-dessinée » médiévale : ils content des histoires, parfois pédagogiques. Observez à la fois des récits bibliques, des scènes du quotidien, un zodiaque, les étapes de l’année… À la manière des médiévaux, vous aussi, laissez-vous instruire et émouvoir. En accompagnant le passage entre le dehors et le dedans, les médaillons habillent et accentuent le sens du portail. Ils invitent à entrer, à pousser la porte pour découvrir un autre espace, pour entrer dans un espace sacré.
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L'horloge astronomique

La légende raconte qu’au Vème siècle, Théodoric, roi des Ostrogoths, a offert à l’Église de Lyon une horloge à eau (clepsydre). Mais la première mention attestée de la présence de l’horloge dans la primatiale date du XVème siècle. Elle fut depuis remise en état et améliorée à maintes reprises par des horlogers lyonnais et suisses. Lorsqu’elle est à l’arrêt l’œil est rapidement attiré par le soleil et la lune qui sont représentés dans leur course céleste. Cette horloge renseigne aussi sur les fêtes religieuses faisant ainsi le lien entre deux temporalités : temps des hommes et temps de Dieu. Plusieurs fois par jours, les automates prennent vie pour participer eux aussi à cette temporalité sacrée. Les hommes et des femmes peuvent percevoir et participer à l’éternité de Dieu par la répétition annuelle des mêmes fêtes. Ainsi, par exemple, chaque année, les croyants vivent intérieurement Pâques et Noël différemment. De la même manière, cette horloge entretenue au fil des siècles invite à contempler le caractère mystérieux, voire sacré du temps.

Les vitraux

Ces hommes ont été témoins à leur manière de l’amour de Dieu et on considère qu’ils prennent part à la vie éternelle. La primatiale des Gaules présente un riche patrimoine verrier qui s’explique, en partie, par un terrible événement. Juste avant la libération, en 1944, les troupes allemandes bombardent tous les ponts lyonnais dont le pont Tilsitt qui relie le Vieux-Lyon et la place Bellecour. Ainsi se côtoient aujourd’hui les très belles verrières du chœur aux tons bleus typiques du XIIIème siècle, alors sauvegardés par certains Lyonnais ; et l’émergence d’une belle création contemporaine, en lieu et place des baies détruites. Parfois porteurs de symboles éloquents et parfois purs écrans colorés, les vitraux sont toujours supports de prières et d’enseignement grâce aux jeux de représentations, de lumières et de couleurs. Les vitraux de la Primatiale ont suivi les hommes dans l’évolution des goûts esthétiques. Mais l’idée de lumière est toujours restée centrale.

Les clés de voûtes

Comme elle fut construite en plus de 300 ans, la cathédrale est composée de différents styles architecturaux. Ainsi, elle présente une belle diversité de clés et de voûtes qui traduisent la spiritualité des bâtisseurs de chaque époque. Après l’art roman des parois du chœur, se déploie l’art gothique dans la nef et le transept. A ce moment-là les constructeurs cherchent la hauteur pour se rapprocher de Dieu et faire entrer sa lumière. Le décor est simple et les plus beaux détails des clés de voûte sont presque dissimulés aux yeux des hommes. Plus tard, vient l’art gothique flamboyant visible dans la chapelle des Bourbons, qui se caractérise par des formes sinueuses et complexes, ressemblant à des flammes. La clé de voûte pendante de la chapelle des Bourbons, véritable dentelle de pierre, incarne bien l’hyper-technicité de cet art. Et par là, c’est d’avantage l’homme qui est mis en avant plutôt que Dieu. Ainsi, dans ses pierres, dans son histoire et dans sa vie la cathédrale rassemble harmonieusement des sensibilités diverses et complémentaires.

Les tableaux

Œuvres de témoignages et d’enseignements

Dès les premiers siècles de notre ère, des chrétiens vivent à Lyon. Cette présence chrétienne est très importante pour la mémoire de la ville. Dans le transept nord on peut admirer quatre tableaux qui fonctionnent ensemble : les représentations de saint Jean l’évangéliste, saint Polycarpe, saint Pothin et saint Irénée. La tradition lie ces quatre hommes par la transmission de la foi, chacun étant le maître du suivant. Pothin et Irénée, qui ont tous deux été évêques de Lyon dans l’Antiquité, sont morts en martyrs, dans une période où les chrétiens étaient persécutés. En effet, ne reconnaissant qu’un seul dieu, ils refusaient le culte de l’empereur. C’est ce geste de refus qui est représenté dans le dernier tableau. D’autres portraits de chrétiens ayant donné leur vie par amour pour le Christ sont présents dans la cathédrale. Ils constituent un ensemble de trente-trois tableaux, disséminés partout dans l’édifice, provenant principalement de la collection du cardinal Fesch (1763-1839), du XIXème siècle ou d’anciennes collections.

Les frises en scagliole

Les frises situées au-dessus des vitraux sont surprenantes en France car elles sont typiques de la renaissance italienne du XIIème siècle. A l’apparence répétitive, ce décor est en fait riche de motifs et de surprises. On voit se découper des visages fantastiques ou réalistes, des animaux, des monstres, des motifs antiques… L’alternance du rouge et du blanc est due à la technique de fabrication employée, comparable à celle utilisée pour les camées : le fond est creusé dans le marbre blanc, puis rempli de ciment brun. Ainsi, le relief reste blanc. Ces drôles de frises prennent place dans un dispositif d’ornementation très élaboré du chœur de la cathédrale. C’est l’espace le plus sacré de l’église, à la fois lieu central de l’édifice mais aussi de la messe, où il devient lieu de commémoration du dernier repas de Jésus avec ses amis. Cette attitude créative et artistique, mettant en valeur le sacré, invite à une démarche active de réflexion et de prière.

Les décors sculptés

Des sculptures qui incarnent la foi des bâtisseurs
Entre la fin du XIIème siècle et le XVème siècle, le chantier de la cathédrale regroupait de nombreux artisans : maîtres verriers, charpentiers, maçons, tailleurs de pierre… Chacun apportait son talent pour faire monter l’édifice comme une prière vers le ciel. En scrutant les parties hautes, on découvre une grande diversité de représentations qui tranche avec la sobriété du bas de l’édifice. Dans la galerie haute de la nef qui passe sous les verrières sud, il y a une longue rangée de visages. Dans la chapelle de St Pierre et des martyrs, on peut admirer des têtes au sommet des piliers. Dans le transept nord, au sommet d’un pilier, un petit ange observe les passants… Presque invisible, cet art raffiné est totalement gratuit, il ne cherche pas la mise en valeur de l’artiste. Visibles de Dieu seul, les sculptures fonctionnent comme des prières, des louanges. Véritables expression de la foi des bâtisseurs, les portraits, tous différents et uniques, ont chacun leur importance et participent à la construction de l’Église.

Visiter la cathédrale

Pour découvrir la cathédrale, son histoire, son architecture, ses vitraux… le service de la Pastorale du Tourisme du diocèse de Lyon organise des visites à la demande.

Pour une demande de visite, merci de compléter le formulaire en ligne.

Des guides bénévoles assurent également des permanences dans la cathédrale les samedis et dimanches de 14h30 à 17h30, en fonction de leurs disponibilités.

Pour plus d’information, n’hésitez pas à contacter la Pastorale du tourisme par mél à tourisme@lyon.catholique.fr ou au 04 78 81 48 81 (de préférence le matin, du lundi au vendredi).

Cathédrale Saint‑Jean‑Baptiste, place Saint‑Jean, Lyon 5ème

Pour tous

Entrée libre et gratuite

Accessible aux personnes à mobilité réduite

Bagages sous votre surveillance

Heures d’ouverture

Lundi › Vendredi : 8h15 › 19h45
Samedi : 8h15 › 19h
Dimanche : 8h › 19h

1er janvier, lundi de Pâques, 1er mai, 8 mai, lundi de Pentecôte, 14 juillet et 11 novembre : fermé le matin, ouverture à 13h

Heures des offices

Lundi › Samedi : 9h
Vendredi : 19h
Dimanche et fêtes : 8h30 et 10h30 (messe solennelle)

Laudes : Lundi › Samedi à 8h40

Venir à pied

La cathédrale est située au cœur du quartier du Vieux Lyon, le long de la Saône, à 10mns de la place Bellecour

Venir en transport en commun

Métro D, funiculaires, bus 27 et 31, vélov

Arrêt « Vieux Lyon, Cathédrale Saint-Jean »

Parkings voitures

LPA Saint Jean (à 146 m)
Saint-Georges (à 203 m)
Saint-Jean (à 237 m)